« Mozart et le joujou crécelle »

1500

Béatrice Véronique DOUDA
Peinture numérique Impression sur toile montée sur châssis bois, encre ultrachrome 380gr/m2. 72 x 54 cm

 

Disponibilité : En stock

1760. Mozart a quatre ans. Léopold, son père, vient de quitter l’atelier d’un luthier
auquel il a recours régulièrement. Tandis qu’il rejoint sa demeure, une idée lui vient,
pour son fils, son cher enfant : un jouet. Il veut que l’enfant s’amuse, rêve, le temps
d’une enfance qu’il semble déjà quitter. Il s’attarde à regarder le ciel en cet hiver
1760 : « Mon fils ! Tu es si jeune et, déjà, tu écoutes et perçois la musique comme
nul autre pareil ! »
Quelques jours plus tard, Léopold se rend chez le luthier et, à l’invitation de ce
dernier, prend le jouet dans ses mains : le joujou crécelle !
« Il sera enchanté, c’est sûr ! »
Mon fils, à peine suis-je assis que tu accours avant la première note ! Comme si les
sons du tabouret sur le parquet affolaient ta boussole intérieure ! Et te voilà qui vole
– j’entends tes petits pas pressés et curieux – de couloir en couloir. Tu te jettes dans
mes bras.
Que ne donnerait un père pour son enfant !
A toi, mon cher fils, j’offre une symphonie, celle des oiseaux, de l’eau, des jeux.
Celles de joies harmonieuses qui rayonnent en ton âme. Elles sont toutes en tes
yeux, jeune enfant de mon cœur !
Ô mon fils, qu’adviendra-t-il de toi, toi, déjà baigné de grâce ! Il me sourit si vrai ton
avenir puissant ! Mais de toi, mon cher fils, qu’adviendra-t-il demain ?
Mon cœur de père aimant, exigeant, mon âme sans compromis savent que la tâche
est déjà attelée aux jointures de ton âme. Alors c’est au rivage de ton jeune sourire
que mon âme de père s’offre dans les jouets de cette symphonie. Joue encore, tu le
peux, les oiseaux t’accompagnent.
Viens près de moi, veux-tu ? – Embrasse ton papa. J’embrasse ton destin, là-bas, au
fond de toi. » Léopold Mozart – 1760

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